Les ex gilets jaunes et la présidentielle, un rêve éveillé ?

Pendant plus d’un an, le mouvement de revendication des gilets jaunes a réussi à secouer les grandes villes de l’hexagone. Si le mouvement s’est néanmoins arrêté depuis début 2020, on constate aujourd’hui l’entrée en politique de certains de ses membres pour les présidentielles prochaines. Une nouvelle méthode d’action dont certains s’interrogent sur la crédibilité.

 

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Les gilets jaunes en politique, une nouvelle tendance qui en intrigue plus d’un

Pour les analyses du paysage politique français, l’entrée de certains anciens acteurs influents des gilets jaunes en politique est tout aussi subite que la naissance en novembre 2018 du mouvement dont ils sont issus.

En effet, cette période a marqué le début de multiples vagues de protestations occasionnées par le rassemblement de milliers de personnes dans toute la France. À la base de ces revendications, il s’agissait au départ d’une hausse des prix des carburants automobiles. Très vite, le mouvement a pris les allures de l’expression du ras-le-bol de différentes couches de la société française.

Malgré le rythme soutenu des actions des gilets jaunes durant des semaines d’affilée, ils n’ont jamais véritablement réussi à se faire entendre par le sommet de l’État. Une situation qui ne s’est pas arrangée avec l’apparition du coronavirus qui a progressivement essoufflé le mouvement jusqu’à sa fin à la veille du premier en mars 2020.

C’est ce premier échec qui motive peut-être donc désormais leur volonté de se rapprocher de la sphère de prise de décisions étatiques. Et pour ce qui s’observe récemment, les ex gilets jaunes ont décidé de viser très haut le sommet de la pyramide en tentant de se positionner déjà pour les présidentielles qui auront lieu l’année prochaine.

Une mission qui s’annonce difficile avec la quête des soutiens politiques

Pour les ex gilets jaunes déjà annoncés candidats à l’instar de Jacline Mouraud, Olivier Rohaut, Jérémy Clément, Benjamin Cauchy ou encore Alexandre Langlois, la course pour les Champs-Élysées est encore loin de convaincre pour le moment. Car malgré leur notoriété dans les mouvements de militantisme populaire, ils ont encore beaucoup à prouver en tant que novices dans un univers tel que la politique en France.

En premier lieu, ils doivent au-delà de simples revendications parvenir à émettre des idées novatrices pour une reconstruction de la France afin d’espérer rivaliser avec les figures influentes actuelles du paysage politique français à l’instar du président Emmanuel Macron ou encore de Marine LePen

En second lieu, il se pose toujours à leur niveau le problème de l’obtention des 500 parrainages d’élus politiques requis et de l’accompagnement financier pour avoir un rôle important à jouer dans les prochaines campagnes présidentielles.

Quelques théories de coalition peu efficaces et crédibles pour le moment

Conscients de leur retard dans cette course préparée par d’autres depuis des années, les ex gilets jaunes candidats se mettent déjà peu à peu dans une logique de coalition avec des membres influents d’autres partis ou mouvements politiques.

La première union constatée à cet effet est l’association de Jérémy Clément et Olivier Rohaut à Jean-Marc Governatori pour former un bloc écologiste et citoyen.

Comme autre tendance, on observe également le rapprochement entre le candidat ex gilet jaune Benjamin Cauchy et celui qui semble bientôt s’annoncer comme candidat, Éric Zemmour.

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